
La 4e édition des Ateliers du tourisme durable se tiendra le 27 novembre. Une journée de débats et ateliers à laquelle sont conviés élus, professionnels et quidams pour parler hospitalité, valorisation des sites et renouveau touristique.
Être un lieu “de débat, et non pas un colloque universitaire”. C’est l’ambition des Ateliers du tourisme durable (ATD), initiés en 2021 par l’office de tourisme intercommunal de Porto-Vecchio.
Hospitalité et qualité d’accueil, renouveau de l’offre touristique, approche paysagère et valorisation des sites seront les trois thématiques développées lors de la quatrième édition baptisée Un turisimu di stintu, le 27 novembre, à l’espace Jean-Paul de Rocca Serra, “et à laquelle nous invitions évidemment les professionnels et les élus, mais aussi plus largement tous ceux qui se sentent concernés par la problématique du tourisme, transversale et plurielle, dans l’un ou l’autre de ses aspects”, note Santina Ferracci, élue municipale et communautaire, notamment chargée des questions de tourisme.
L’impact des ATD dans les choix du quotidien
Car ce que souhaitent les organisateurs, c’est avant tout que ces ateliers “soient un lieu où s’élabore une pensée, y compris critique. Ce n’est pas parce que nous sommes la première destination de l’île que l’on doit tout accepter du tourisme. À nous de trouver comment limiter les externalités négatives. Et pour cela, nous avons besoin du concours des Porto-Vecchiais, des Corses, mais aussi de professionnels de l’extérieur, qui apportent un regard différent sur des problématiques similaires qu’ils peuvent rencontrer leurs territoires”, précise le maire, Jean-Christophe Angelini.
Et les deux élus d’évoquer des sujets comme la taxe d’habitation sur les résidences secondaires ou encore la taxation des meublés de tourisme, récemment votée, dont les prémisses ont été jetées lors de précédentes éditions des ATD. “L’impact des ATD se voit aussi dans certains choix d’aménagement du territoire que nous faisons. Je pense par exemple au schéma directeur des mobilités douces ou encore aux parcours et horaires des navettes de transport en commun. Ce sont des choix guidés aussi par une nécessité touristique”, complète Laurence Giraschi, directrice générale des services de l’intercommunalité Sud-Corse.
Une “doctrine du quotidien” pour “penser un tourisme à échelle du territoire, humain, qui valorise son patrimoine, le protège. L’objectif est aussi de montrer que l’on peut construire une économie touristique durable, en s’appuyant sur différents aspects”, reprennent les élus.
Les débats de la matinée seront animés par un journaliste, et seront l’occasion d’échanges avec Christian Mantei, président d’Atout France, des représentants de communes ou régions comme Courchevel, l’Isula ou la Conca d’Oru, d’universitaires et de professionnels. L’après-midi sera consacré aux ateliers “construire un tourisme humain”, “repenser l’offre touristique” (au-delà du littoral) et “réinventer le tourisme” (approche paysagère). le programme complet est disponible sur le site professionnel de l’office de tourisme de Porto-Vecchio.
S. O.
