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Les Jeux olympiques pourraient bien faire le lit de la Corse cet été

Professionnels, acteurs de terrain, opérateurs et instances touristiques insulaires sont, une fois n’est pas coutume, plutôt au diapason. Ils veulent voir dans l’événement une aubaine. Tout au moins une opportunité à saisir. Tour d’horizon.

Rien n’est écrit à cette heure. Et la Corse, habituée comme les autres régions françaises à des revers de médaille en matière touristique, reste prudente. Toutefois, le territoire insulaire estime possible de tirer son épingle des Jeux olympiques de Paris 2024 qui se tiendront entre fin juillet et début août. Un événement courant sur quinze jours, qui devrait attirer quelque sept millions de visiteurs.

« Paris ne va pas s’arroger l’entièreté de la couverture estivale à elle seule. Les clients qui ont décidé de venir en Corse seront au rendez-vous, lance Benoît Chaudron, vice-président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) Corse, car tout le monde ne rêve pas des Jeux. En outre, je suis persuadé, au regard de ce que s’apprête à vivre la capitale en termes de chambardements durant plusieurs mois et de la fuite programmée des Parisiens, que cette donne d’exception va rediriger les flux et créer des occasions, y compris pour l’île. »

Pas d’inquiétude à ce sujet donc, la préoccupation du directeur de l’hôtel Campo dell’Oro à Ajaccio résidant davantage dans le maintien des vols supplémentaires à destination de la Corse : « Il ne s’agirait pas que l’on se concentre sur la capitale au détriment des régions. »

Un Caen-Ajaccio à 900 €

Les transports constitueront plus que jamais le nerf de la guerre, abonde César Filippi, président du groupement des hôtelleries et restaurations (GHR) Corsica, mais en se situant sur un autre plan. Celui des tarifs qui flambent déjà. « À l’aune de la réaction de certains clients qui vont déserter la ville hôte où les taxes de séjour seront multipliées par trois, nous tenons là une manne intéressante, avec une clientèle qui est en mesure de privilégier l’île. À une condition, être incitatif, notamment dans le secteur aérien, sinon, les touristes se détourneront. »

A fortiori avec un Caen-Ajaccio « affiché pour le mois d’août à 900 € », alerte, à son tour, le vice-président de l’Umih.

De son côté, Dominique Chilotti, la directrice régionale des Gîtes de France Corse, observe sur les deux semaines des JO, « des prévisionnels de taux d’occupation quasi similaires à ceux de l’an dernier sur la même période ».

En attendant de pouvoir évaluer les retombées des Jeux olympiques, l’opportunité touristique demeure réelle, veut-elle croire. « Des épreuves sont organisées dans six grosses villes, Bordeaux, Lyon, Nantes, Nice, Marseille et, plus à la marge, Saint-Etienne. Or ces pôles d’attraction qui ont fait le plein, les séjours étant réservés très à l’avance, ne draineront pas plus de monde. Dès lors, rien n’empêche d’imaginer que les vacanciers qui partent pour le sud de la France, la clientèle continentale représentant 83 % aux Gîtes, puissent se redéployer vers la Corse. »

« En offrant de la qualité, de l’hospitalité, du sourire et du savoir-faire, on peut capitaliser et fidéliser »

La grenouille comme baromètre

L’île, poursuit Dominique Chilotti, pourrait ainsi incarner « une destination refuge » face aux zones sur-fréquentées. Avec un bémol, l’e!et contre-productif des prix, « pour le week-end de Pâques, des vols Marseille-Ajaccio sont affichés à 400 € par tête », grimace-telle.

« Les premiers signes sont assez encourageants dévoilant une tendance plus dynamique que l’année passée, renchérit Jean-Noël Marcellesi, le propriétaire des hôtels Casadelmar à Porto-Vecchio, même s’il faut être précautionneux à ce stade. Le contexte des JO va permettre de capter une clientèle mondiale en France. »

Selon le chef d’entreprise, tous les territoires touristiques sont, légitimement, en capacité d’en tirer profit. « En offrant de la qualité, de l’hospitalité, du sourire et du savoir-faire, on peut capitaliser et fidéliser. »

Le savoir-faire, c’est ce que prône également Alain Venturi, le président de la fédération corse de l’hôtellerie de plein air, qui note des pré-réservations un peu meilleures pour l’été. « Du 26 juillet 11 août, pour l’instant, nous ne sommes pas en retard. Je ne vois pas pourquoi les Jeux olympiques contrarieraient la saison. D’autant que le vrai baromètre, c’est désormais le réchauffement climatique, avec des touristes qui temporisent pour prendre la tendance. Avant, on savait qu’il pleuvait en Bretagne, qu’il faisait froid dans le Nord, que le sud pouvait être ensoleillé mais parfois capricieux. À présent, toutes les cartes sont rebattues. »

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