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Jusqu’au 25 septembre au Paris Expo Porte de Versailles, de nombreux acteurs du tourisme sont réunis pour promouvoir la destination Corse à l’occasion du salon IFTM, placé cette année sous le signe du tourisme durable.
“Nous venons d’obtenir la distinction Green Destination, avec la médaille d’or” annonce officiellement Frédéric Petrucci, directeur de l’Agence du tourisme de la Corse. Une nouvelle qui fait sens pour les professionnels du tourisme insulaires, présents jusqu’au 25 septembre à l’IFTM, l’un des plus grands salons professionnels du tourisme et des voyages, dont le fil rouge de cette édition s’articule autour du tourisme durable. Stratégiquement situé à l’entrée du salon, le stand corse regroupe les acteurs principaux du secteur : l’Agence du tourisme de la Corse (ATC), les offices de tourismes, les compagnies de transport, des agences de voyages et des hôtels. “La Corse est connue comme l’île verte de la Méditerranée, on a été audité pendant deux ans par cette institution qui nous confirme que c’est une réalité”, appuie Frédéric Petrucci à propos de ce nouveau label.
“Nous avons tout intérêt à tendre vers le tourisme durable”
“Je ne sais pas si le tourisme durable est déjà un argument de vente, mais ça tend à le devenir, se projette Dominique Colonna D’Istria, à la tête de l’hôtel Sampiero et de la résidence U Livanti à Propriano. On a déjà entamé notre transition écologique en pratiquant la marée thermie, un procédé qui capte les calories à l’aide de sondes dans la mer pour refroidir les chambres.”
Y a-t-il alors une cohérence entre le message porté par l’ATC, et les professionnels du tourisme sur ce salon ? “Je pense que les professionnels du tourisme font le même constat que nous, nous avons tous, tout intérêt à tendre vers le tourisme durable” répond le directeur. Dans la même dynamique, Edouard Poinsignon, directeur commercial de l’agence Ollandini, se veut optimiste : “Aujourd’hui, un tour-opérateur ne peut pas survivre sans entamer une démarche RSE : c’est un axe de communication important, que recherchent les clients.” On ne peut alors évoquer tourisme durable sans la question des transports : “Les agences essayent d’ajouter cette dimension durable dans leurs offres, en mentionnant que le voyage se fait sur un navire qui a un filtre à particules comme sur le Piana, soutient Charles-Henry de Lignac, directeur général adjoint-commercial de la compagnie maritime La Méridionale. C’est valorisé, mais ce n’est pas non plus un shift de l’aérien au maritime.”
“Proposer des activités en contact direct avec des locaux tout au long de l’année”
“Un tourisme durable sur toute l’année, qui brille de l’intérieur, voilà notre ligne éditoriale” affirme Frédéric Petrucci. À l’arrière du stand, Florence Brunel, directrice de Corsica Incoming, une agence qui organise des séjours de groupes allant de 15 à 50 personnes, élabore toutes ses expériences sur la base de la rencontre.
“On peut aller voir comment on vit dans un village, ou comment des artisans fabriquent leurs produits, préfère cette dernière. Il s’agit de prendre le temps, comme rencontrer quelqu’un qui a fait d’un terrain aride un verger en Balagne, puis dîner sous ses oliviers en dégustant les plats que sa compagne a cuisinés la veille…” Pour ce genre d’expériences, il faut compter entre 1 800 et 2 000 euros par personne pour un séjour de huit jours environ. “Un voyage low cost n’est pas compatible avec la Corse.” Lutter contre la saisonnalité est également un point important pour les offices de tourisme qui étalent leurs offres sur toute l’année. “Avec le programme A chacun sa saison, on essaye de proposer des activités en contact direct avec des locaux, comme l’élaboration d’une bûche glacée à Noël, ou des pâtes à la langouste l’été”, rappelle Valérie Alibelli, cheffe du développement et des partenariats à l’office de tourisme d’Ajaccio, pour faire en sorte que les voyageurs se sentent “privilégiés” à la découverte des trésors de l’île.
