
Lisandru-Francescu Olmeta
L’arrière-saison, avec une fréquentation “meilleure que mai”, se déroule plutôt bien pour les hôteliers, restaurateurs et commerçants, qui ont observé des pics lors des événements récents, comme la braderie ou le Portivechju Film Festival.
“Notre chance, même si ce n’en est pas une pour la nature ? Un climat plutôt clément.” Et qui attire “notamment la clientèle du nord de l’Europe. Nous avons encore un certain dynamisme en ville à cette période, et encore beaucoup de destinations internationales proposées à l’aéroport de Figari”, note l’élue municipale chargée du tourisme, Santina Ferracci.
En cette arrière-saison, “qui ressemble un peu à celle de l’an dernier à mon sens en termes de fréquentation”, selon un restaurateur du centre-ville, le monde est plutôt présent dans les ruelles du centre ancien de Porto-Vecchio, tout comme les animations. “Dès qu’il y a des animations, cela draine du monde en ville, et la clientèle en oublie même les problèmes de stationnement qui, généralement, font partie des points noirs cités par les habitants”, sourit la patronne du restaurant Casa di Carlita.
“Les événements ont vraiment changé quelque chose sur la fréquentation de la ville”
Un point de vue que partage Meir Halewa. Le président de l’association des commerçants considère que “les événements ont vraiment changé quelque chose sur la fréquentation de la ville. On l’a vu avec I Baroni Games en juin, la braderie en août, le Portivechju Film Festival le week-end dernier… C’est vraiment ce qui a donné un coup de boost aux commerces, mais aussi et surtout aux bars et restaurants, même si, évidemment, cela n’est pas vrai pour tous les établissements.”
Dans les boutiques, on a vu “passer plus de monde, notamment les jours où le temps était plus mitigé, ce qui a permis d’attirer les clientes vers la nouvelle collection, ce qui est plus intéressant pour nous puisque les prix ne sont pas soldés contrairement aux dernières pièces d’été qui restaient”, remarque une vendeuse de prêt-à-porter de l’avenue Maréchal Leclerc. Le ticket moyen ? “Globalement plus intéressant, en particulier pendant le festival du film selon les retours que j’ai eus”, remarque Meir Halewa.
L’absence du Tour de Corse en octobre : un “grand manque”
Les restaurateurs, eux, sont plus mitigés, “mais c’est aussi par rapport à l’emplacement de mon établissement, qui est un peu excentré par rapport à la place et au centre culturel, et du fait aussi qu’il y avait des food-trucks au festival, qui ont logiquement retenu le monde”, juge la responsable de Casa di Carlita qui a eu “moins de locaux que d’habitude”. Son confrère du Cornicello, tout près de l’église, a plutôt noté davantage de passage grâce au festival “qui nous a permis de bien travailler. Mais de manière plus globale, sur septembre, je trouve que la clientèle a un peu baissé qualitativement”.
Côté hôtellerie, les réservations ont été “similaires à l’an passé, avec un petit plus au moment du festival. Ce qui est dommage, en revanche, c’est que nous n’aurons pas le Tour de Corse cette année, et cela va peser sur la fin de l’arrière-saison”, commente une hôtelière qui préfère rester anonyme. Un “grand manque”, selon Meir Halewa, “surtout pour les hôteliers et restaurateurs. On sait qu’il va revenir, mais il nous manquera vraiment une animation entre octobre et le marché de Noël. On le sait : les animations font une différence énorme.”
