Par Eric Cullieret

Réunis en préfecture de l’Hérault, les acteurs du transport maritime en Méditerranée ont pris connaissance des conclusions de la médiation lancée en février par le gouvernement. L’État entend défendre le pavillon français, lutter contre le dumping social et garantir la continuité territoriale avec la Corse, tout en accompagnant la transition environnementale du secteur.
Après plusieurs mois de concertation, le gouvernement a dévoilé les conclusions de la mission de médiation engagée sur l’avenir du transport maritime de passagers en Méditerranée. Réunis le 22 juin en préfecture de l’Hérault autour du ministre des Transports, Philippe Tabarot, les organisations syndicales, les régions Corse et Occitanie, les compagnies maritimes sous pavillon français ainsi que les représentants des ports ont échangé sur les perspectives du secteur.
Cette réunion a permis de présenter les conclusions des travaux conduits depuis février par les médiateurs Bernard Mazuel et François Lambert. Une feuille de route commune a été esquissée afin de répondre aux enjeux de compétitivité du pavillon français de premier registre en Méditerranée, tout en préservant les emplois des marins français.
Garantir la continuité territoriale avec la Corse
Le gouvernement réaffirme également sa volonté de garantir la continuité territoriale avec la Corse, un enjeu majeur pour l’île, ainsi que de soutenir le développement des liaisons maritimes avec le Maghreb.
Parmi les engagements salués par le ministre figure celui de la Région Occitanie en faveur d’une meilleure régulation des escales au port de Sète. Cette évolution doit permettre de mieux prendre en compte l’impact environnemental du trafic maritime tout en favorisant les retombées économiques locales, notamment en matière d’emploi des jeunes.
Philippe Tabarot a enfin insisté sur la poursuite des contrôles menés par les services de l’État. Ceux-ci concerneront aussi bien le respect des règles sociales afin de lutter contre le dumping social que les exigences en matière de sécurité et de protection de l’environnement. Le ministre souhaite désormais poursuivre le dialogue avec l’ensemble des acteurs afin de mettre en œuvre, dans les prochaines semaines, des mesures de régulation jugées nécessaires pour assurer l’avenir du transport maritime de passagers en Méditerranée.


