Par Sandrine Ordan

Des brouettes aux bottes de foin, Porto-Vecchio a célébré la Saint-Jean avec un certain panache. La 2e édition d’I Baroni Games a offert des défis uniques et une ambiance festive. Une journée où l’esprit d’équipe a triomphé de la chaleur.
Il n’est pas encore 14 heures en ce dernier samedi de juin. À peine arrive-t-on en centre-ville de Porto-Vecchio que les enceintes laissent penser qu’un Grand prix de F1 est en train de se dérouler sur le cours Napoléon. Renseignements pris, les concurrents sont en brouette et sont âgés de moins de dix ans pour les plus jeunes.
La deuxième édition d’I Baroni Games débute tout juste sous un soleil de plomb qui, loin de décourager participants et public, a tout de même rythmé une après-midi et un début de soirée déjantés, tout autant que la voix de Vincent Gambini, animateur d’un jour, qui a commenté chaque épreuve, mis en valeur un maximum de concurrents qui ont tout de même parfois goûté à une ou deux macagne.

Des spectateurs dans la ville malgré la chaleur
Ces jeux de la Saint-Jean, l’associu I Baroni a souhaité les organiser pour célébrer le début de l’été et cette date symbolique pour la ville, qui a fêté son saint patron il y a quelques jours à peine. Avec les Porto-Vecchiais, évidemment, mais aussi des visiteurs “qui sont venus se renseigner, poser des questions toute la matinée en voyant qu’il se préparait quelque chose en ville”, confie-t-on du côté de l’office de tourisme, une nouvelle fois partenaire de l’associu.
Et jusqu’au début de soirée – voire bien au-delà pour certains – la fête a battu son plein, remplissant les terrasses de participants et public venus chercher un peu d’ombre en même temps que de quoi se désaltérer.

“C’est plutôt bien de voir la terrasse remplie en plein après-midi. Cela reste relativement rare quand il fait aussi chaud, et c’est appréciable d’un point de vue commercial, sans oublier que l’animation est bienvenue et pleine d’humour”, se réjouit un serveur.

Sept épreuves pour représenter les sept épis de la Saint-Jean
Du côté des participants, 21 équipes de sept personnes étaient à départager au cours de sept épreuves – qui rappellent les sept épis de la Saint-Jean, dont le redouté quiz de Fabien le Perse grâce à qui public et concurrents auront appris l’orthographe du mot “schizophrénie”, l’année de naissance du président d’I Baroni, Ghjacumu Antonu Robin, le nombre de places des deux parkings de Santa Catalina ou ce qu’est le syndrome de Stendhal.

Il a également fallu se distinguer pour glisser le plus loin sur le ventre, porter une botte de foin à travers la ville le plus rapidement possible, trouver des interprètes, des compositeurs ou des titres de chansons plus ou moins improbables, retrouver des amulettes cachées dans la ville…
Le prix de la meilleure équipe est revenu cette année à U porcu, d’autres ont été élus “first losers”, les plus drôles, ou les meilleurs dans l’une des épreuves. Et si certains n’ont pas eu de prix, ils envisageaient déjà de prendre leur revanche l’an prochain?

En suggérant toutefois aux organisateurs de décaler la Saint-Jean en hiver ou de proposer des “night games”, histoire de moins souffrir de la chaleur. Même si certains, comme Juliette, ont choisi de se faire arroser directement au tuyau, “et sans cela, je n’aurais jamais tenu !”


